La Sumida

"La Sumida/すみた川" de KAFÛ Nadaï/永井 荷風, traduit du japonais, présenté et commenté par Pierre Faure, Gallimard/Unesco, 
Connaissance de l'Orient

D’abord, il y le roman, court, à peine 100 pages. Les personnages – Shôfuan Ragetsu, maître de haïkaï, son neveu Chôkichi, collégien, amoureux de O-Ito, son amie d’enfance, apprentie geisha – habitent près de la Sumida, à Edo. Ils vivent au rythme des fêtes et des saisons. Peu de péripéties, peu de dialogues. Les descriptions d’Edo font penser aux « vues » peintes par Hiroshige.

Ando Hiroshige‏ @ando_hiroshige  13 mai
Hiroshige Leafy Cherry Trees on the Sumida River, from the circa 1831 series Famous Places in the Eastern Capital

« En cette chaude arrière-saison, la lumière du soleil couchant, devenue un instant plus intense qu’au cœur même de l’été, embrasait à perte de vue la surface de l’eau…Subitement, de même que va en s’éteignant la lumière d’une lampe, des teintes cendrées se répandirent sur l’ensemble du paysage où seules se détachaient, toutes blanches, les voiles des chalands qui glissaient sur les flots montants de la marée du soir. » (page 46)

Et puis il y a, après le roman, 30 pages de commentaires de Pierre Faure. C’est une mine de renseignements sur les sources d’inspiration de KAFÛ Nadaï.

La collection « Japon » des Éditions Les Belles Lettres

La Collection « Japon » des Éditions les Belles Lettres comporte plusieurs dizaines d’ouvrages de fiction (romans, récits et poésie) et non-fiction.

En ce qui concerne les romans et récits, chaque ouvrage est soigneusement édité avec notes, présentation des récits et postface.

Ouvrages présentés dans ce blog :

Buée, Le dernier départ

Les Éditions Mesures viennent de publier leur deux premiers livres : « Buée » de Françoise Morvan et « Le dernier départ » de Guennadi Aïgui, traduction et postface d’André Markowicz. Ils ont si beaux, de la couverture avec une tendre illustration, au choix du papier tout doux (Munken pure rough).

« Les Éditions Mesures ont été créées pour ouvrir une zone de liberté, en marge des grandes maisons d’édition. Elles proposent des livres à la fois simples et précieux, à tirages limités, numérotés et signés, pour faire connaître des textes littéraires inédits ou introuvables. »

Les nuits de Reykjavik

"Les nuits de Reykjavik" de Arnaldur Indridason, Éditions Métaillé

Kringglumyri, Miklabraut, Hvassaleiti, Kringlumyrarbraut…Dès la 2e page tu te demandes où tu vas avec ces mots que tu n’as même pas envie de lire jusqu’au bout. Bon ça passe. Et j’ai enfin découvert le fameux enquêteur Erlendur.

Quand il ne sillonne pas, la nuit, les rues de Reykjavik, à la poursuite des chauffards ou au secours des accidentés, le policier Erlendur cherche à comprendre comment et pourquoi est mort le « clochard » Hannibal retrouvé noyé dans une tourbière. Erlendur s’intéresse aussi aux disparitions, en particulier à celle d’une jeune femme, volatilisée une nuit après avoir fait la fête avec des amis dans un bar. Alors qu’il n’est que « policier de proximité », il procède en vrai enquêteur : il interroge les voisins, les familiers, remonte des pistes, se perd dans des impasses.

Tout cela est bien raconté, mais sans éclat ; le portrait du policier/enquêteur est un peu pâle et les nuits de Rekjavik sont très froides.

À la Une

20 livres, 20 pierres sur mon chemin

Docteur Jivago (Boris Pasternak)
Chroniques de l’oiseau à ressort (Haruki Murakami) 
Le Tambour (Günther Grass)
L’Invention du Monde (Oliver Rolin)
Les Buddenbroocks (Thomas Mann)
La leçon d’allemand (Siegfried Lenz)
Une femme à Berlin
Les Bienveillantes (Jonathan Littell)
Les Confessions (Jean-Jacques Rousseau)
Boussole (Mathias Enard)
Mémoire (Catherine Clément)
Hadji Mourat (Léon Tolstoï)
Un héros de notre temps (Lermontov)
Le clan des Ottori (Llian Hearn) 
La pierre et le sabre (Eiji Yoshikawa)
La mer de la fertilité (Mishima Yukyo)
Un artiste du monde flottant (Sir Hishiguro Kazuo)
Le pauvre cœur des hommes (Soseki Matsumo)
Les 47 rônins (Osaragi Jirô)
La société du mystère (Dominique Fernandez)